30/03/2009

Après la bataille...




(Passque ouais mais nan, merde quoi... marre des zombis, ils pullulent sur le net).


Plus trop l'énergie de pondre une note toute dessinée, va donc falloir vous contenter de lire...

Donc voilà, fin des 23 heures il y a un peu plus de 24h maintenant, dont vous pouvez aller voir ma contrib ici.


Bilan :

Des dessins jamais corrigés (pas le temps, à mon grand dam) ;

Un scénar complètement improvisé et décousu, dont les rebondissements arrivaient plus ou moins au fur et à mesure que l'histoire se mettait en place, même si mon idée de base allait plus loin (trop d'ailleurs, pas eu la place tout caser, d'où la fin qui semble bien précipitée, et l'aspect général, où on sent qu'on passe sans cesse du coq à l'âne...) ;

Une mise en page relativement improvisée aussi, pour pas dire chaotique, quoique dépendant -trop- de mes plus récentes influences (Full Metal Alchemist en 1er lieu, et manga en général ; bin oui, chuis à Taiwan, et à part les blogs-bd, j'ai que ça à me mettre sous la dent) ;

Bref un résultat final plutôt mitigé.


MAIS ...

Au moins la satisfaction d'avoir tenu le défi pendant les 23 heures (même si je me suis permis une sieste de 3h vers les 2/3 du délai), et ce malgré les 4, 5 fois où je me suis dit (putin trop marre, je vais me coucher, ça fera qu'un défi stupide lâché en plus, kessa peut foutre ? Oui ce genre de moment fatidique arrive très facilement quand on bosse seul... d'où l'immense satisfaction d'avoir chaque fois pu m'auto-botter le cul tout seul comme un grand lors desdits creux de vagues) ;

sans compter la surprise de constater que même si le résultat est loin d'être parfait, je n'ai pas eu trop de problèmes pour les différentes mises en page, ce qui était loin d'être ma spécialité lors de mes précédentes tentatives de BD structurées (même si je trouve l'ensemble bancal, y a quand même quelques planches dans le tas que je suis plutôt content d'avoir pondu), et qui restait jusqu'il y a pas longtemps ma plus grande hantise quand je me mettais sur une planche, tout habitué que je suis au confort du format 16/9 ou 4/3 de nos chers écrans, ou même d'un story-board.

Le résultat final, non pas au point de vue de la bd en elle-même qui reste discutable (chuis le 1er à le dire, même si au final je l'aime quand même bien), mais point de vue de mon moral : ça m'a bien boosté !
Physiquement je suis pour l'instant encore à l'état de loque, mais je me sens nettement plus motivé, maintenant que j'ai vu que je suis capable de tenir un tel boulot à un tel rythme. En même temps, c'est pas tout à fait nouveau non plus, dans la mesure où on se tapait déjà de nombreuses nuits blanches à l'atelier d'anim, surtout à l'approche des jury, lors des délicieux mois d'avril et de mai. Côté entraînement, je crois donc qu'en fait, j'étais déjà bien rôdé. Restait la productivité, et là, ce fut la bonne surprise du challenge, une BD prenant -nettement- moins de temps à se construire et à mettre en place qu'une série ou même un court-métrage animé.

Du coup, le fatalisme de la note précédente s'est plutôt pas mal dissipé, et je constate avec plaisir que ce challenge était un de ces bon bols d'air frais dont je parlais dans la note précédente.

Finalement, c'est dans les épreuves les gens se révèlent. Et le ptit gars qui s'est révélé à moi hier m'a plutôt séduit, je compte le ressortir de temps en temps. Ce blog risque même d'en faire les frais, (aaargh, des notes, iciiiiii ????)

Merci encore pour ton com Mobi, je sais bien par quoi tu es passée, on en a discuté quelques fois, et je sens bien que ça me guette moi aussi parfois. Néanmoins, je pense que je fais toujours bien partie de ces fondus qui font toujours ça pour le plaisir, mais que même pour nous, c'est jamais vraiment parfaits et que nous aussi, il nous arrive d'avoir des fois l'envie de claquer la porte à tout ça, et de se recycler en charcuterie, en comptable, ou encore pire, en auteur de BD ^^. Rien n'est parfait, encore moins pour ceux qui ont décidé de passer à côté de leur vie pour vivre leur rêve (enfin je crois).
Le problème c'est qu'il n'y a pas vraiment de compromis possible, car vivre à fond son rêve implique forcément une grande part de sacrifice dans la "vraie" vie (voir la note de Boulet sur le repos du guerrier 1, où il explique très bien la chose).

Tout ça pour dire que, doutes consommés et bien présents, chuis malgré tout paré pour tout niquer.

Sa mère !